ISO 3651 Détermination de la résistance des aciers inoxydables à la corrosion intergranulaire

ISO 3651 Détermination de la résistance des aciers inoxydables à la corrosion intergranulaire

La norme « ISO 3651 Détermination de la résistance des aciers inoxydables à la corrosion intergranulaire » publiée par l’Organisation internationale de normalisation (ISO) se compose d’un certain nombre de sous-sections publiées sous le même titre. À savoir,

ISO 3651 Détermination de la résistance des aciers inoxydables à la corrosion intergranulaire

  • La norme « ISO 3651-1 Partie I : Essai de corrosion en milieu nitrique par mesure de la perte de masse (essai de Huey) » décrit une méthode de détermination de la résistance des aciers inoxydables austénitiques à la corrosion intergranulaire en milieu nitrique par mesure de la perte de masse (essai de Huey). Cette norme précise également les finalités qui peuvent être assignées au test.

Cette méthode s'applique uniquement aux aciers inoxydables austénitiques et ferritiques-austénitiques (duplex) fournis sous forme de produits laminés ou forgés, de tubes et de produits moulés et destinés à être utilisés dans un environnement fortement oxydant (par exemple, acide nitrique relativement concentré). En général, le test Huey ne doit pas être utilisé pour les nuances contenant du molybdène, à moins que le matériau testé ne soit utilisé dans un service d'acide nitrique.

Le résultat du test de corrosion n'est strictement valable que pour le milieu corrosif utilisé dans le test. Il fournit une base pour prédire la résistance à la corrosion intergranulaire, mais ne peut pas être utilisé pour vérifier la résistance à d'autres formes de corrosion (telles que la corrosion générale, les piqûres, la corrosion sous contrainte). L'utilisateur doit adapter l'essai de corrosion spécifié à l'usage auquel l'alliage sera destiné. En aucun cas, ce test ne doit être considéré comme une mesure absolue de la qualité de l’alliage.

Cet essai de corrosion intergranulaire peut avoir l’un des objectifs suivants. Si une commande précise ce test de corrosion, le but du test doit être précisé au moment de la commande.

    • Vérification de la résistance intrinsèque de l'alliage à la corrosion intergranulaire : Cette vérification n'est valable que pour les nuances d'acier austénitiques spécifiquement produites pour la résistance à la corrosion intergranulaire dans les environnements fortement oxydants. L'échantillon est examiné après avoir subi un traitement thermique de sensibilisation.
    • Étude de l'efficacité du procédé de mise en solution : Cette étude est réalisée uniquement sur des produits minces pour lesquels la vitesse de refroidissement peut être rendue suffisamment rapide. L'échantillon est examiné tel que livré à l'utilisateur, sans traitement thermique de sensibilisation.

En principe, lors de la réalisation du test, une éprouvette préparée est pesée, puis immergée dans une solution d'acide nitrique bouillante pendant 48 périodes de 5 heures. Le critère d'évaluation du résultat du test est la perte de masse déterminée par pesée après chaque période.

  • La norme « ISO 3651-2 Partie 2 : Aciers inoxydables ferritiques, austénitiques et ferritiques-austénitiques (duplex) - Essais de corrosion en milieu contenant de l'acide sulfurique » décrit des méthodes permettant de déterminer la résistance des aciers inoxydables ferritiques, austénitiques et ferritiques-austénitiques (duplex) à la corrosion intergranulaire en milieu contenant de l'acide sulfurique. Cette norme précise également les finalités qui peuvent être assignées au test.

Les méthodes d'essai incluses dans cette norme sont :

    • Méthode A : test à l'acide sulfurique à 16 %/sulfate de cuivre (test de Monypenny Strauss)
    • Méthode B : test à l'acide sulfurique à 35 %/sulfate de cuivre
    • Méthode C : test à l'acide sulfurique à 40 pour cent/sulfate ferrique.

Ces méthodes s'appliquent aux aciers inoxydables fournis sous forme de produits moulés, laminés ou forgés et de tubes et destinés à être utilisés dans des milieux acides légèrement oxydants (par exemple, acide sulfurique, acide phosphorique). Sauf spécification contraire dans la norme produit, la méthode à utiliser, A, B ou C, fait l'objet d'un accord entre les parties concernées. L’annexe de cette norme comprend des exemples d’application des trois méthodes sur les aciers inoxydables (annexe A).

Le résultat du test de corrosion n'est strictement valable que pour le milieu corrosif utilisé dans le test. Il fournit une base pour prédire la résistance à la corrosion intergranulaire, mais ne peut pas être utilisé pour vérifier la résistance à d'autres formes de corrosion (telles que la corrosion générale, les piqûres, la corrosion sous contrainte). L'utilisateur doit adapter l'essai de corrosion spécifié à l'usage auquel l'alliage sera destiné. Ces tests ne doivent en aucun cas être considérés comme une mesure absolue de la qualité du métal.

Cet essai de corrosion intergranulaire peut avoir l’un des objectifs suivants :

    • Vérification de la résistance intrinsèque de l'acier à la corrosion intergranulaire : Cette vérification n'est valable que pour les aciers à faible teneur en carbone (pas plus de 0,03 pour cent de carbone) et les aciers stabilisés spécifiés pour la résistance à la corrosion intergranulaire. Le métal est examiné après avoir subi un traitement thermique, qui peut être un traitement thermique de sensibilisation ou un soudage de sensibilisation.
    • Étude de l'efficacité du procédé de mise en solution : Cette étude est réalisée uniquement sur des produits minces pour lesquels la vitesse de refroidissement peut être rendue suffisamment rapide. N'intéresse que les aciers non décrits ci-dessus. Le métal est examiné tel que livré à l'utilisateur, sans traitement thermique de sensibilisation.
  • La norme « ISO 3651-3 Partie 3 : Essais de corrosion des aciers inoxydables ferritiques à faible teneur en chrome » spécifie la détermination de la sensibilité des aciers inoxydables ferritiques à faible teneur en chrome (moins de 16 pour cent de chrome, moins de 0,3 pour cent de nickel, moins de 0,3 pour cent de titane et moins de 0,3 pour cent de niobium, moins de 0,3 pour cent (titane + niobium selon le rapport de poids atomique)) à la corrosion intergranulaire dans l'essai à l'acide sulfurique à 0,5 pour cent/sulfate de cuivre. Cette norme précise également les finalités qui peuvent être assignées au test.
  • Cette méthode est applicable aux aciers inoxydables fournis sous forme de tôles laminées et de tubes soudés et destinés à être utilisés dans des environnements acides légèrement oxydants. Le résultat du test de corrosion n'est strictement valable que pour le milieu corrosif utilisé dans le test. Il fournit une base pour prédire la résistance à la corrosion intergranulaire, mais ne peut pas être utilisé pour vérifier la résistance à d'autres formes de corrosion (telles que la corrosion générale, les piqûres, la corrosion sous contrainte). Il est important que l'utilisateur adapte le test de corrosion spécifié lorsque des aciers sont utilisés. Ce test n’est en aucun cas considéré comme une mesure absolue de la qualité du métal.

    Lors de la réalisation de l'essai, les éprouvettes doivent en principe être préparées comme spécifié dans la présente norme, en fonction de l'objectif de l'essai et de l'accord entre le fournisseur et l'acheteur. L'épaisseur de l'échantillon d'essai peut être la même que celle des échantillons d'origine. Un échantillon d'une surface totale comprise entre 5 cm2 et 20 cm2 est recommandé. La zone soudée doit comprendre la zone affectée thermiquement et le métal de base non affecté.

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